Je vais probablement me faire des ennemis en écrivant cela. Mais c’est une réalité que je constate depuis des années.
Une grande majorité des entreprises investissent en communication… sans stratégie.
Et dans bien des cas, ce n’est pas uniquement de leur responsabilité.
Le problème ne vient pas toujours des entreprises.
Beaucoup de dirigeants font confiance. Ils s’appuient sur des prestataires, des agences, des recommandations. Mais encore faut-il que les conseils soient à la hauteur.
Or, le terme “agence de communication” est aujourd’hui largement galvaudé.
Il n’est pas rare de voir des structures dont le métier initial n’a rien à voir avec la stratégie — pose d’enseigne, impression, production — se revendiquer agences de communication.
D’autres limitent encore la stratégie à une simple présence sur les réseaux sociaux, sans jamais avoir entendu parler d’omnicanalité ni des enjeux liés à l’évolution des modes de commercialisation.
La confusion entre action et stratégie
Dans de nombreux cas, la “stratégie de communication” se résume à :
- publier régulièrement
- produire quelques visuels
- animer des réseaux sociaux
- lancer des campagnes ponctuelles
Sans jamais se poser les questions essentielles :
- Quelle est la cible ?
- Quel est l’objectif ?
- Quel est le positionnement ?
- Quelle est la cohérence globale des actions ?
Communiquer devient alors une succession d’actions, sans direction.
De la distribution au client au centre : un changement de paradigme
Les modes de commercialisation ont profondément évolué.
Nous sommes passés de logiques mono-canal à multi-canal, puis cross-canal, pour arriver aujourd’hui à une logique omnicanale, où le client est placé au centre des interactions.
Cette transformation implique de penser communication, distribution et relation client de manière globale, cohérente et structurée.
C’est précisément à ce niveau que la stratégie devient indispensable.
L’enfermement algorithmique : un levier… à condition de le maîtriser
Dans une logique omnicanale, les entreprises multiplient les points de contact pour renforcer la fidélisation.
Certaines stratégies visent même à créer une forme d’enfermement algorithmique : maintenir le client dans un environnement maîtrisé.
Cette approche peut être pertinente.
Mais encore faut-il la maîtriser.
Car lorsque la relation client et la visibilité dépendent de plateformes ou d’algorithmes externes, l’entreprise perd une partie du contrôle.
Elle pense fidéliser… alors qu’elle dépend.
Communiquer n’est pas publier
La communication ne se limite pas à produire du contenu.
Elle consiste à structurer un message, définir un cap et organiser les canaux dans une logique cohérente.
Parler d’omnicanalité, c’est reconnaître que chaque point de contact fait partie d’un système global.
Communiquer sans stratégie, c’est investir à perte.
C’est produire des actions sans logique. C’est donner l’illusion d’exister… sans se développer.
Chez DACSA Conseil, nous constatons que les entreprises ne manquent pas d’outils.
Elles manquent de structuration.
Vous pensez piloter votre communication.
Dans bien des cas, c’est votre prestataire qui pilote… en fonction de ce qu’il vend.
DACSA Conseil intervient en amont des décisions.
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