Ce que beaucoup refusent encore de regarder en face, c’est que le ralentissement des embauches dans les TPE n’est ni conjoncturel ni idéologique. Il est structurel.
Aujourd’hui, embaucher n’est plus un simple levier de développement. C’est devenu un acte engageant, complexe et risqué.
Charges élevées, instabilité normative, accumulation d’obligations sociales, insécurité juridique : pour une petite structure, chaque recrutement représente un engagement lourd, souvent disproportionné au regard de sa capacité réelle à absorber le risque.
L’exemple des arrêts maladie et de l’acquisition de congés payés illustre bien cette dérive. Des droits légitimes, mais dont le coût repose quasi exclusivement sur l’employeur, sans mécanisme d’amortissement pour les petites entreprises.
C’est le cas également des ruptures conventionnelles, dont le coût pour l’employeur va augmenter en 2026, avec le taux de contribution patronale porté de 30 % à 40 % de l’indemnité versée, entièrement à la charge de l’entreprise.
À cela s’ajoutent les obligations connexes : mutuelle, prévoyance, formation, conformité RH, risques prud’homaux.
Pour un dirigeant de TPE, qui est à la fois commercial, gestionnaire et stratège, la charge devient structurelle, pas conjoncturelle.
Résultat : les entreprises ne renoncent pas à se développer, elles changent de modèle. Le recours à des indépendants n’est pas un choix idéologique, c’est une adaptation rationnelle à un cadre devenu trop contraignant. Plus de lisibilité, moins de risques, davantage de souplesse.
La vraie question n’est donc pas « pourquoi les TPE n’embauchent plus », mais plutôt : dans quelles conditions peut-on encore embaucher sans mettre en péril son entreprise ?
Et derrière cette question, il y en a une autre, plus politique :
jusqu’où peut-on continuer à taxer, encadrer et contraindre ce qui produit de la valeur ?
Industrie, artisanat, commerce, services : tous les secteurs sont concernés. La création de richesse est aujourd’hui lourdement pénalisée. Beaucoup de dirigeants choisissent désormais de réduire la voilure, non par confort, mais pour préserver leur équilibre, leur santé et leur responsabilité personnelle.
À force de complexifier, de sur-réglementer et de fiscaliser, on ne protège plus le travail : on décourage ceux qui le créent.
Chez DACSA, nous accompagnons les dirigeants de TPE et PME confrontés à ces réalités structurelles, là où les décisions deviennent engageantes et les risques difficiles à mesurer.
Notre rôle est d’apporter du recul, de la méthode et de la clarté, d’identifier les points de vigilance et de sécuriser les choix à venir.
Lorsque les enjeux le nécessitent, nous nous appuyons sur notre réseau de partenaires spécialisés — ressources humaines, avocats en droit du travail, fiscalistes, experts-comptables — afin de mettre en conformité les pratiques, réduire l’exposition au risque et permettre au dirigeant de décider en toute lucidité.
Pourquoi les TPE freinent leurs embauches


